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Patrimoine culturel immatériel du ZheJiang

Patrimoine culturel immatériel du ZheJiang

La fête LiChunJi à JiuHua

La fête LiChunJi (offrande et sacrifices au début du printemps) à JiuHua a une longue histoire qui s’inscrit dans le cadre des activités folkloriques traditionnelles de QuZhou. Chaque année au début du printemps, les indigènes célèbrent des cérémonies durant lesquelles des jeunes portant des fleurs fraîches en tête collent des images de ChunNiu, interprètent le dieu Mang, accueillent le printemps, et organisent des représentations théâtrales et toute sorte d’activités de loisirs afin d’offrir des sacrifices au dieu du printemps JuMang. Cette fête présente une variété de moeurs folkloriques. Elle a une longue histoire représentant une civilisation agricole.

Le palais WuTongZu, où est organisée cette fête, est situé dans le quartier KeCheng à QuZhou. Unique en Chine, il conserve une statue du dieu du printemps JuMang. Au début du printemps, la cérémonie solennelle et ancienne LiChunJi est célébrée au palais WuTongZu. BianChunNiu (fouetter le boeuf), qui constitue l’apogée de cette cérémonie, est l’un des moments les plus importants de cette fête au cours de laquelle on interprète le dieu JuMang et fouette le boeuf pendant que l’officier régional brûle rituellement de l’encens pour à la fois encourager la qualité du travail et annoncer le labour de printemps. Cette cérémonie reflète certaines caractéristiques locales fortes de QuZhou exprimant le voeu de jouir de conditions climatiques favorables, d’avoir une moisson abondante, et de faire fortune. Il est important de traiter les 24 périodes solaires à partir de LiChunJi.

La fête LiChunJi à JiuHua fait partie du premier groupe de patrimoine culturel immatériel de la ville de QuZhou. Elle est devenue un membre du deuxième groupe du patrimoine culturel immatériel du ZheJiang en 2007 et figure depuis mai 2011 sur la liste du troisième groupe du patrimoine culturel immatériel de la Chine.

Moeurs folkloriques pendant la fête des Bateaux-Dragon à JiaXing

JiaXing est une zone importante pour la fête traditionnelle chinoise appelée la fête des Bateaux-Dragon, qui possède des caractéristiques géographiques évidents du bassin de TaiHu appartenant aux fêtes traditionnelles originales des régions au sud du fleuve Yangtsé.

A chaque fête, les gens locaux célèbrent des rites sur le lac du sud pour offrir des sacrifices à WuZiXu, soit disant afin d’accueillir WuZiXu le 5 mai. En outre, dans touts les districts à JiaXing, il existe encore une série d’activités et de moeurs de la fête des Bateaux-Dragon enracinées parmi le peuple, qui non seulement touchent une grande population, mais également jouissent d’une vaste influence sociale.

Les indigènes de JiaXing estiment beaucoup la fête des Bateaux-Dragon, si bien que diverses activités sont mises en place, entre autres, le rite de WuZiXu, la course des Bateaux-Dragon, les bateaux express, ainsi que des activités spéciales comme le repas de ZongZi et l’accrochage des feuilles d’acorus.

Technique de cuisson traditionnelle de la porcelaine céladon de LongQuan

Les fours LongQuan sont les plus connus de la dynastie des Song. Présentant les caractéristiques des fours de porcelaine Yue, leur origine remonte à l’époque des Cinq Dynasties. Très répandus à l’époque de la dynastie des Song du Sud, ils connurent un succès à l’exportation. La technique de cuisson traditionnelle de la porcelaine céladon de LongQuan fut consignée dans la liste du patrimoine culturel immatériel des hommes en septembre 2009.

La porcelaine céladon de LongQuan est originaire de la dynastie des Nan. LongQuan développa rapidement son industrie de porcelaine à la suite des fours Yue, WuZhou et Ou. Situé au sud-ouest du ZheJiang, LongQuan profita de ses riches ressources naturelles. Selon les documents et les légendes orales locales, la porcelaine céladon de LongQuan peut être classifiée en deux types. Le premier type est le four Ge (son emplacement n’est pas connu) qui est classé parmi les fours célèbres de dynastie des Song et connu pour sa décoration de glaçure dont les deux représentants typiques sont rose vert et prune. Le deuxième type est le four Di, appelé aussi four LongQuan.

Depuis 1949, sous le slogan « reconstruire les fours chinois », le gouvernement provincial rassemble des experts civils pour faire des recherches sur la porcelaine céladon de LongQuan, afin de ressusciter cette technique qui est proche de disparaître.

Technique de la culture traditionnelle des champignons

La Chine est le berceau de la culture des champignons dans le monde. La technique de l’abattage des arbres pour la culture des champignons telle qu’elle est pratiquée dans les districts LongQuan, QingYuan et JingNing est vieille de plus de 1000 ans. Le relief de ces trois endroits se caractérise par une abondance de montagnes mais une pénurie de champs de sorte que les habitants pauvres cultivaient les champignons pour gagner leurs vies. Cette technique de la culture des champignons est décrite en 185 mots dans le « LongQuanXianZhi » rédigé par HeDan en 1209. Elle se propagea ensuite au Japon par les livres « ShuYuanZaJi » et « GuangDongTongZhi ». Cette technique de l’abattage des arbres pour la culture de champignons aux endroits LongQuan, QingYuan et JingNing est aussi notée dans le livre agricole « JunZi » dont l’auteur est un agronome de la dynastie des Yuan.

Il y a plus de 1000 ans, les paysans du ZheJiang tentèrent d’abattre les arbres et de faire ensuite plusieurs marques à la hache sur leurs écorces. Les spores naturelles des champignons dans l’air germèrent sur ces marques formant des mycéliums qui se transformèrent en champignons après une période de gestation de plus de deux ans. C’est ainsi que fut inventée la technique de l’abatage des arbres pour la culture des champignons. M. ZhangShuTin, un expert international renommé des champignons comestibles, a mené un certain nombre de recherches sur QingYuan, concluant que les champignons sont originaires des districts LongQuan, QingYuan et JingNing dans la province du ZheJiang. Bien que la technique d’abattage des arbres pour la culture des champignons fut créée par un groupe pauvre et faible, elle apporta une énorme contribution à la civilisation agricole chinoise.

Théâtre d’ombres de HaiNing

Le théâtre d’ombres de HaiNing, hérité des théâtres d’ombres de LinAn (aujourd’hui HangZhou) de la dynastie des Song du Sud, est une forme ancienne de théâtre ayant une valeur historique et scientifique.

Commencé sous la dynastie des Song du Sud, le théâtre d’ombres de HaiNing s’est diffuséà la fin de la dynastie des Qing. Il possède environ 800 ans d’histoire. Selon la description des artistes du théâtre d’ombres, lorsque la capitale de la dynastie des Song du Sud fut fondée, les artistes du Nord sont arrivés sur la scène théâtrale de LinAn (appelée WaShe à cette époque) pour jouer le théâtre d’ombres. Cette forme de théâtre d’ombres s’est rapidement diffusée à HaiNing proche de la capitale. Les premiers spectateurs étaient principalement des hauts dignitaires, des personnages de la classe supérieure qui invitaient des artistes à jouer le théâtre d’ombres à l’occasion de la célébration d’un anniversaire, d’une période joyeuse, de funérailles ou de banquets.

Le théâtre d’ombres de HaiNing a une mélodie ancienne. Diffuséà HaiNing au début de la dynastie des Song du Sud, il avait au départ une mélodie simple. Sous les influences de la mélodie Kun et des musiques classiques des régions au sud du fleuve Yangtsé, le théâtre d’ombres de HaiNing développa une mélodie originale. Les types de figure du personnage du théâtre d’ombres à la fois proches mais différents de ceux de l’opéra Jing ont de nombreuses spécialités. Ils s’enrichissent surtout par la mise en scène de personnalités ayant des traits de caractère différents comme l’honnêteté la perfidie, la sagesse, la loyauté, ou exprimant de la gaieté, de la colère, de la tristesse, ou du contentement. Il est à noter que les répertoires du théâtre d’ombres de HaiNing sont particulièrement riches : le théatre avec grande ou petite envergure, le théatre littéraire, le théatre militaire, etc. On compte environs 300 types différents.

La légende du serpent blanc

« XuXian et BaiNiangZi », soit « Légende du serpent blanc », « DongYong et sept fées », « MengJiangNv » et « LiangShanBo et ZhuYingTai » sont connus comme quatre folklores chinois. « Légende du serpent blanc » se compose de plusieurs intrigues connues parmi lesquelles on remarque l’emprunt de parapluie de BaiNiangZi à XuXian lors de leur visite au lac de l’ouest, la révélation de la vraie figure de BaiNiangZi après avoir bu le vin de Shaoxing, le vol d’herbe immortel pour sauver XuXian, le combat avec FaHai dans les inondations, le rendez-vous à DuanQiao, la capture de BaiNiangZi par le bol d’or de FaHai et l’emprisonnement de BaiNiangZi sous la tour de LeiFeng, l’entrée de FaHai dans le ventre du crabe sous les forces de XiaoQing.

Populaire à l’époque Qing, « la légende du serpent blanc » est un modèle de création collective du folklore chinois. Il s’agit d’un conte d’amour tortueux entre un homme ordinaire et un serpent qui peut prendre une apparence humaine grâce à la magie. On y trouve aussi beaucoup de doctrines bouddhistes et de codes éthniques féodaux.

« La légende du serpent blanc » reste très populaire en Chine. L’appellation de « Légende du serpent blanc » apparaît probablement à la fin de la dynastie Qing car ce conte n’avait pas de nom fixé auparavant. Cette légende commença par se diffuser oralement, puis se transforma ensuite en multiples formes telles que PingHua, TanCi, pour évoluer graduellement vers une histoire dramatique et un roman. Après la fondation de la République de Chine, elle fut interprétée à l’opéra et sous la forme de dessins humoristiques. A l’époque moderne, elle fut adaptée à la télévision, à la danse moderne et au roman nouveau.

La gravure sur la pierre Qingtian

Appréciée par les gens, la gravure sur la pierre Qingtian avec son style magnifique et sa technologie superbe jouit d’un titre élogieux : broderie sur la pierre.

La pierre QingTian, très connue dans notre pays, est la meilleure pour pratiquer l’art de la gravure et pour fabriquer des sceaux. Selon le « QingTianXianZhi » rédigé à l’époque des Yuan (1271-1368), ‘‘ZhaoZiAng a pris la pierre de lumière dans notre village natal pour fabriquer son sceau’’. A partir du milieu de la dynastie des Ming,  la pierre QingTian est en vogue et entre dans la chambre des lettrés et des gens raffinés. Le grand expert de la gravure des sceaux WenPeng substitua la pierre QingTian au métal, aux os et aux dents si bien que la gravure des sceaux sur la pierre QingTian naît à un moment historique opportun. La pierre QingTian apporte une contribution indélébile à l’art de la gravure des sceaux de Chine.

La gravure sur la pierre QingTian se caractérise par un genre propre, une vigueur magnifique, une subtilité, une exquisité, une union de l’esprit et de la forme. Tout reflète son charme artistique original. Le matériel de pierre QingTian se distribue largement autour de Shankou. Parmi plus de cent types, les plus précieux sont : DengGuangDong de Shankou, FengMenQing, FengMenSanCai et HuangJinYao.

L’Opéra Yue

Répandu dans beaucoup de provinces, villes et régions, dont le ZheJiang, le JiangSu, ShangHai etc, l’opéra Yue provient de ShengXian de la région ShaoXing dans la province du ZheJiang. Il se forma à partir du théâtre ‘‘LuoDiChangShu’’ à la fin de la dynastie Qing, en absorbant le genre TanHuang de YuYao, un genre théâtral de ShaoXing, son répertoire, sa mélodie, et son art de la représentation. A cette époque, on appellait l’opéra Yue ‘‘XiaoGeBan’’ ou ‘‘DiDuBan’’. En 1916, il fut son apparition  à ShangHai sous le nom de ‘‘théâtre littéraire de ShaoXing’’. En 1930, il se développa en ‘‘théâtre littéraire féminin de Shaoxing’’ joué entièrement par des actrices. Le nom ‘‘Opéra Yue’’ fut adopté en 1938. Dès lors, il se développa pas à pas en établissant un style d’art lyrique et gracieux.

Malgré sa naissance tardive, l’opéra Yue excelle dans l’apprentissage des avantages des autres en les utilisant à sa manière. Au début, sa mélodie était banale à cause de ses airs d’opéra BanQiang, mais par la suite il s’enrichit en intégrant d’autres types d’opéras et de musiques. Aujourd’hui, la mélodie de l’opéra Yue est mélodieuse, euphémique, douce, agréable à l’oreille, forte à épancher les sentiments. Il en est de même pour la représentation de l’opéra Yue qui reste simple au début mais devint ensuite abondante après s’être inspirée d’autres opéras ou d’extraits de la vie quotidienne.

En 1942, à l’initiative de YuanXueFen, d’un côté, l’opéra Yue intègre les méthodes de représentation du cinéma et du théâtre parlé afin de décrire délicatement et précisément le caractère des personnages et des activités psychologiques, et d’un autre côté, il apprend de l’opéra Kun et Jing les figures élégantes de danse et les modèles de représentation, lui permettant de réaliser des actions plus exquises et rythmées. La combinaison flexible de ces deux aspects créa un style original de l’opéra Yue comprenant à la fois une écriture réaliste et une écriture impressionniste.

L’opéra Yue dispose d’une série de théâtres célèbres dont les plus représentatifs sont : « Rêve de papillons », « Le pavillon rouge »,« XiangLinSao », « L'histoire de la Chambre de l’ouest », « ZhuiYu », « QingTan », « PanFu et SuoFu », « LiuYiChuanShu », « BiYuZan », « SanKanYuMei », « DaJinZhi », « YuTangChun », « PiPaJi », « KongQueDongNanFei », etc.

Les beaux-arts sur scène font partie intégrante de l’opéra Yue. Depuis le début des années 1930, l’opéra Yue a commencé à adopter une composition stéréoscopique, des lumières multicolores, du son et du maquillage de fard gras en s’inspirant de la peinture chinoise. La conception du style de costume combine l’histoire et prend pour référence l’héritage de la tradition, de la peinture chinoise représentant la beauté. De ce fait, il est frais, naturel avec des couleurs et des matériels doux et subtils, et pousse à développer le costume d’opéra traditionnel.

L’opéra Yue obtient un grand succès seulement en une centaine d’années, devenant une fleur fantastique dans le jardin de l’opéra chinois. Après la fondation de la nouvelle Chine, il se diffusa rapidement dans toute la nation et au fur et à mesure des échanges culturels avec l’étranger, il gagna les éloges de la communauté internationale en s’appuyant sur ses caractéristiques d’art typiquement orientaux.

   

La folksong de l’ethnie minoritaire She

L’ethnie minoritaire She de la province du ZheJiang est présente principalement dans les régions diverses de LiShui, WenZhou, QuZhou et HangZhou. Le district autonome de She à JingNing reste la seule région autonome à l’échelon de district en Chine. Cette ethnie a ses propres moeurs et langue. Le chant montagnard est la forme d’activité culturelle la plus importante dans la vie et le travail des membres de She. Tout le monde excelle à chanter. Ils ont l’habitude de ‘‘PanGe’’ (chanter tour à tour), qui suscite une grande passion chez eux pour chanter toute la nuit. La mélodie des chansons de She a ses caractéristiques originales se distinguant de celle des Han.

  La folksong de She au ZheJiang, riche en paroles, est représentative parmi celle de toute la nation. Elle peut être classiffiée selon son sujet et son contenu en folksong narrativé  (la folksong légendaire, la folksong romanesque), en folksong multiple (comprend les contenus touchant l’amour, la vie travailleuse, l’enseignement de connaissance, la morale et la vie distractive etc), et en folkong rituelle (la folksong des rites nuptiaux, la folksong des rites sacrificiels, la folksong des mérites et vertus etc). En dehors d’innombrables folksongs courtes, il existe également des folksongs épiques longues comme « Folksong GaoHunang », des folksong narratives longues comme des dizaines de ‘‘folksong romanesque’’, une série de ‘‘folksong des rites nuptiaux’’, des ‘‘folksong de rites sacrificiels’’, des ‘‘folksong de mérites et vertus’’, etc. La rhétorique de la folksong She se caractérise par une ‘‘SanTiaoBian’’ qui découle de ‘‘SanDie’’ dans le « Livre des odes · GuoFeng » de l’époque des Qin.

On peut voir partout la folksong She interprétée par les chants de sa propre langue, notamment à chaque occasion de fête lorsque les chants flottent sans cesse en l’air. Le peuple She a l’habitude de communiquer par les chants peu importe l’endroit où il travaille, dans les champs ou à la montagne, ou lorsqu’il reçoit ou rend visite à un ami. Chanter tout seul, chanter tour à tour, chanter à l’unisson constituent les trois formes de chant pour les She.

La folksong She est une littérature orale créée par ses membres pendant le travail, la vie quotidienne et le combat. Il représente la sagesse du peuple et fait partie importante de la culture traditionnelle des She. La plupart des oeuvres de folksong She se transmettent oralement de générations en générations ; tandis que le reste se diffuse en langue She ou en langue chinoise. La langue des chants She reflète principalement l’intégrité et la diversité de la culture musicale de la nation chinoise. Elle a une valeur de recherche scientifique.

Etant donné que la Chine attache beaucoup d’importance à la protection du patrimoine culturel immatériel, la folksong She fut autorisée le 20 mai 2006 par le Conseil des Affaires d'Etat à figurer dans le premier groupe de patrimoine culturel immatériel.





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